Pomona accueille aujourd’hui, les plus beaux roadsters qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à ce jour. Cet événement est le célèbre 60ème “Grand National Roadster Show”. Ce concours est très important pour les exposants. Leurs véhicules sont classés par catégories et élire la plus belle d’entre elles, ne doit pas être une tâche aisée. Pour la plupart, ces modèles sont américains mais en Europe, les constructeurs ne sont jamais restés en reste. En 1936, le lancement du roadster 328 va véritablement donner à BMW la vocation sportive qui ne l'a plus jamais quittée. Après la seconde guerre mondiale, le constructeur lance une gamme de voitures plus sportives, les 501. En 1955 est présenté un roadster particulièrement élégant, le 507 doté d’un moteur V8 3,2 litres. La BMW 507, produite avec grand soin, va ainsi devenir l'un des modèles les plus légendaires de la marque...
Il faut attendre 1995 pour voir réapparaître un vrai roadster, dans la lignée du 507 dont il reprend certains traits de style. C'est le Z3 dont le succès ne s'est pas démenti et a connu plusieurs évolutions esthétiques et techniques.Il y a eu d’innombrables « berlines à toit ouvrant », depuis le célèbre cabriolet Citroën 11 CV Traction Avant de 1935 ou l'admirable Delahaye 135 dessinée par Figoni en 1939, jusqu'à l'imposant convertible Bengal réalisé par Buick en 2000.Des coupés aux prestigieuses marques, aussi célèbres que Alfa Roméo, Cadillac ou Mercedes, ainsi que des modèles plus modestes comme la Renault Frégate coupé Chapon 1958 ou la petite Sunbeam Alpine Le Mans 1962 ou encore, des roadsters et coupés de sport qui marquèrent l'Après-guerre tels que les légendaires Mercedes 300 SL « Papillon », Talbot Lago America ou Lamborghini 400 GT.
Le concours se divise en différentes catégories, je ne les nommerai pas toutes car elles sont beaucoup trop nombreuses mais nous citerons néanmois, celle des “Custom Class” comme la Plymouth Business coupé de 1950 ou bien encore l’Oldsmobile 88 de 1950, qui a fait son apparittion en 1949 et fera une longue carrière. Elle était équipée du nouveau et fameux moteur “le Rocket “ qui développait 135 ch din à 3600t/mn. Ou bien encore, une Ford Custom Sedan de 1951, une Buick Riviera de 1952, distincte avec ses hublots d’aération sur le côté du capot. La Mercury de 1950. Plus de 150 000 de ces coupés seront produits au prix de $1875.
Dans cette catégorie, nous pouvions voir également, une Dodge Coronet R/T de 1969. Elle a débuté par une Berline en 1950 et des hardtop deux portes ainsi que des décapotables se sont ajoutés au catalogue en 1969. Nous pouvions également admirer la catégorie “Sport Class” et nous citerons deux modèles. La première, une Corvette de 1957. Au début des années 50, les Jaguar XK 120, les toutes jeunes Ferrari et autres MG séduisent de plus en plus d’Américains. Harley Earl, styliste de General Motors, et Ed Cole, ingénieur en chef de Chevrolet, se lancent dans le projet Corvette. Faute de temps, la voiture doit se contenter d’un vieux 6 cylindres en fonte au rendement modeste et d’une boîte auto. La sportive attendue est bardée de chromes, lourde et sautillante avec son pont arrière rigide… Déçue par ses performances, la clientèle boude. Chevrolet s’obstine et lance en 1955 une V8 à boîte manuelle. Les ventes ne décollent toujours pas. Le second souffle arrive en 1956 sous la forme d’un restylage important qui offre à la voiture une silhouette plus agressive. Avec des V8 passant de 240 ch à 270 ch, elle se mue en "bête de course" et remporte de nombreux succès sur circuits. Face à cette notoriété, le public répond enfin. Les ventes sont quintuplées; le mythe prend forme.
La seconde étant la Ford Thunderbird de 1957. Du point de vue mécanique, la Thunderbird se doit de répliquer à la Corvette, qui vient de bénéficier d’un moteur à injection donnant 283 ch et propulsant le bolide à 210 km/h la voiture est par ailleurs équipée d’une boîte de vitesses à quatre rapports. L’oiseau de tonnerre reçoit quant à lui un compresseur Mc Culloch, qui booste le V8 de 312 ci à 300 ch. Pour autant les performances de la Ford n’atteignent pas celles de la Corvette. Nous avions la catégorie des “Truck/Pickup Class” avec par exemple un Chevrolet El Camino de 1959. Aux Etats-Unis, le pick-up n'était pas qu'un utilitaire, c'était aussi un second ou troisième vehicule familial au point que ce marché avait atteint presque la quantité des voitures de tourisme.
En 1959, Chevrolet décide donc de produire un pick-up qui ne soit pas une simple "bétaillère", en concevant un modèle qui utiliserait la plate-forme d'un véhicule de série, un grand coupé, en l'occurence la Chevrolet Impala de cette année 1959. Ceci afin de procurer à ses occupants, un confort et un comportement routier dignes de ce nom. Le succès de ce concept sera tel qu'il sera produit chez Chevrolet et son cousin GMC jusqu'à la fin des années 80.Ford lui-même, devant ce succès, fera un galop d'essai avec son Ranchero, lui aussi décliné d'un véhicule non utilitaire. Cinq générations différentes de la Chevrolet El Camino ont été développées de 1959 à 1987.