Avec sa Yamaha XJ6, le constructeur opte pour une moto basique, peu onéreuse et facile à conduire. Yamaha n’en a pas pour autant négligé son savoir-faire. Elle repose sur un cadre acier et profite d’une bonne qualité de fabrication. Le réservoir est parfaitement intégré à son habillage arrière et l'échappement est adroitement dissimulé sous le bras. Son look sportif et agressif est très sympa.
L'assise basse est plus adaptée aux petits gabarits et idéale pour les femmes. Nous avons apprécié la position de conduite intuitive et confortable. Hormis l'absence de béquille centrale, l'équipement est également à la hauteur : compteur lisible et complet (compte-tour à aiguille, jauge, trip partiel...), clé codée, feux de détresse et emplacement pour un antivol U sous la selle.
Le quatre cylindres en ligne, refroidi par eau, annonce une puissance maxi de 78 chevaux Din à 10000 tr/min pour un couple maxi de 6,1 mkg. Largement suffisant pour emmener un motard, sans rechigner. Dès les plus bas régimes, le quatre-cylindre répond à la moindre sollicitation de la poignée. Bien secondée par sa transmission courte et son poids léger, la Yamaha se montre vive entre 5000 et 10000 tr/mn. La japonaise est très agile. Que ce soit en ville, ou en entrée de virage sur route, la XJ6 se place facilement et rapidement.
De plus, son train avant se montre stable sur les changements d'angle rapides ou à vive allure, même si le cadre et la fourche de moyen calibre n'offrent pas la rigueur d'un roadster sportif. Le freinage est très correct et répond bien à la demande. Quant aux suspensions, elles absorbent à merveille, les irrégularités de la route grâce à une bonne retenue hydraulique. Même s’il n’est pas le roadster le plus viril, il est extrêmement fiable et révèle de bonnes aptitudes en usage urbain et routier. Facile à conduire, la Yamaha conviendra plutôt aux pilotes débutants.