Depuis la sortie du film, vous aurez certainement déjà mis la main sur l’adaptation en jeu vidéo de l’Incroyable Hulk. Grand fan que vous êtes, vous n’avez pas pu résister ! Avez-vous eu raison ? Verdict !
Début d'une cinématique comme on n'en fait plus depuis... la Nintendo 64. On aurait préféré l'intégration d'une scène du film quà ce que nous avons eu droit. N'hésitez pas à passer, vous ne perdrez rien.
Le jeu commence donc en Amérique du Sud, le scientifique David Banner est pourchassé par l’armée américaine. Il a été fortement exposé aux rayons Gamma et possède depuis, la faculté de se transformer en un être à la force surhumaine. Très vite, David se fait encercler, la situation devient désespérée jusqu’à ce qu’un hélicoptère de l’armée fasse s’effondrer le bâtiment dans lequel se trouvait le scientifique. C’est à ce moment là que Hulk fait son apparition, balançant les lourds débris d’un revers de la main.
A partir de là vous ne contrôlerez plus que Hulk et personne d’autre. Le but de la mission consiste à trouver une sortie à grands coups de poings. Il faut en effet se frayer un chemin à travers les bâtiments et réduire à néant les ennemis qui vous entourent. Cette scène sert évidemment à vous apprendre à jouer mais elle introduit également les personnages principaux. Plutôt longue et répétitive, cette phase de jeu prend fin lorsque vous avez mis KO un robot piloté par un militaire très motivé. Ensuite, sans explication aucune, vous vous retrouvez sous votre forme verte à New York dans la rue. Ça n’a ni queue ni tête, mais il faut croire que ce n’était pas le problème des développeurs. Le jeu encourage la destruction, le bourrinage et ne se vante de rien d’autres. Voyons ce qu’il a dans le ventre ! Dès les premières minutes du jeu, le déroulement général se dévoile sans ambiguïté. Vous vous baladez librement dans une très grande ville et vous pouvez effectuer des missions quand vous le voulez. Le moyen le plus rapide de vous déplacer est de faire des sauts gigantesques dans la rue ou entre les immeubles pour faire le moins de dégâts possibles.
C'est vrai que le scénario est bien trop éloigné du film. Il ne faut pas vous attendre à une seule cohérence venant du jeu. Nous pourrions le résumé par "Détruits tout et avance ! Contrairement à un Spiderman, vous n’avez pas la possibilité de sauver les gens en danger. Votre présence engendre en effet plus de mal que de bien. Les personnes autour de vous, vous craignent et partent en courant quand ils vous croisent. Les véhicules se rentrent dedans et provoquent des carambolages en série. De fait, le champ de vos actions est considérablement réduit. Que faire en dehors des missions à part courir et s’amuser à sauter de plus en plus haut ? Et bien en fait, pas grand-chose. La ressemblance avec d’autres jeux de super héros, assez prononcée, s’arrête toutefois là. Heureusement, afin de casser la monotonie vous devrez vous battre de façon ponctuelle contre des ennemis basiques. Ces combats vous opposent la plupart du temps à des soldats armés de lance-grenades ou de mitraillettes. Vous devrez aussi faire face à des robots sans pilote plus proche de la boîte de conserve que de Terminator ainsi qu’à des jeeps de l’armée et des tanks. Ces affrontements n’ont rien de passionnant et restent parfaitement identiques à chaque fois. A
Oui c'est tout à fait vrai, toujours les mêmes ennemis et donc toujours la même chose, ""Détruits tout et avance !". Ils ne vous demanderont pas beaucoup de réflexion et de technique. Votre première mission comme beaucoup d’autres propose d’anéantir un groupe de militaires énervés et soucieux de tester leurs dernières armes expérimentales en plein air. C’est à ce moment-là que vous découvrirez vos coups de prédilection. Ainsi, les coups de poings et les combos sortent en mêlant carré et triangle. Vous pouvez charger des coups en appuyant sans relâcher sur ces deux touches. Il existe des variantes qui vous permettent de sauter et de donner un coup poing vers l’avant ou de sauter pour atterrir au sol en écrasant ce qu’il y a en dessous. Les éléments du décor peuvent servir d’arme de destruction. En effet, la quasi totalité des décors est utilisable. Vous ne pouvez pas vous servir des bâtiments mais les voitures, les débris d’immeubles, les réservoirs d’eau sont à votre disposition pour vous aider dans vos missions. Plus Hulk progresse et plus ses capacités de récupération augmentent. Cet héritage de son exposition aux rayons s’exprime également par une attaque dévastatrice qui peut tout détruire dans un rayon d’environ 20 mètres autour de lui. Vous savez que la fin est proche lorsque le son se fait plus bas et que vous entendez le souffle de Hulk. Lorsque l’écran devient rouge, vous êtes à la limite de la mort. C’est une manière plutôt bien pensée de signifier que les forces du héros l’abandonnent.
Nous n’allons pas le cacher plus longtemps, Hulk est un jeu qui vous ennuiera très vite. Les ennemis sont toujours les mêmes et le gameplay n’est pas assez varié pour intéresser plus que ça. Les missions impliquent la plupart du temps la destruction pure et simple de groupes militaires en pleine ville. Parfois, un peu plus scénarisées, certaines missions consistent à trouver des produits chimiques visant à trouver un remède pour David Banner. Le joueur traverse ces péripéties sans grand plaisir étant donné le faible intérêt de celles-ci. Le scénario tient en effet sur un paquet de cigarettes. Difficile de croire qu’il s’agit du jeu officiel tiré du film dans lequel Edward Norton fait ses premiers pas de super héros.
Les premières heures de jeu sont ainsi très molles: les ennemis ne posent pas le moindre problème, les missions ne sont pas très variées ni très amusantes. Pourtant avec un peu de persévérance, le niveau s’élève un peu plus.
La seule chose jouissif du jeu est l'environnement que vous pourrez détruire. Sauter sur les immeuble et escalader les à la "Hulk". Prenez les réverbères et taper tous les ennemis qui vous barre la route. Cela pourrait être le seule intérêt du jeu.
Malgré les missions toutes plus ou moins similaires, on ressent très vite que Hulk est pourchassé comme une bête. L’impression d’être traqué à chaque coin de rue fait beaucoup pour l’ambiance, le joueur reste sur le qui vive, dans une rage constante ressentie par David Banner.
Graphiquement, Hulk sur Playstation 3 n’est pas le jeu le plus impressionnant de la console, loin de là. La ville est assez bien modélisée une fois à l’arrêt mais dès les premiers mètres parcourus, le clipping se fait omniprésent. Des immeubles apparaissent au dernier moment et de plus, si vous montez jusqu’au sommet d’un immeuble, vous verrez une ville sans détail, sans textures, un peu comme si le jeu n’était pas fini.
Ce jeu me donne l'impression de déjà vu dans la plus part des adaptations officieles des films, Spider-Man, Transformer (qui se distingue tout de même un peu), Iron Man etc. Une semi liberté dans un décor peu varié, vous retrouverez les même façade en parcourant les différentes rues.L’animation et l’interaction avec certains immeubles ne sont pas très précises, et il arrive que le géant vert se retrouve en suspension au dessus d’un toit car il n’est pas prévu qu’il puisse atterrir dessus. Autre défaut, les textures sont floues pendant quelques secondes quand Hulk arrive dans un nouvel endroit, ce qui manque un peu de sérieux sur une machine telle que la PS3.
En ce qui concerne le personnage principal en revanche, il n’y a rien à redire: la boule de muscles est modélisée de la meilleure des manières à croire qu’un bonne partie du budget est passée dans la création du personnage. Les cinématiques sont à l’inverse tout à fait révoltantes puisqu’elles sont beaucoup moins belles que certaines cut-scenes vues sur des titres PlayStation 2. Difficile de supporter ça très longtemps d’autant plus que les doublages français sont d’un ridicule presque comique, une parodie de localisation française.
Pas grand chose à rajouter à part la déception et les regrets qui apparaîssent après les premières minutes de jeu. Nous avons droit à une des plus mauvaises adaptations officieles d'un film.