BYBS N°63 > GAMEPLAY > METAL GEAR SOLID 4 Source : www.playfrance.com État : Disponible
Développeur : Kojima Productions
Distributeur : Konami
Genre : Infiltration / Action
Nb de joueurs : 1
Texte : Français - Voix : Anglais
Interdit aux moins de 18 ans
Le tant attendu Metal Gear Solid 4 est arrive sur PlayStation 3. Avant de se jeter sur le dernier jeu de Kojima-san, quelques questions brûlent les lèvres. Tenons-nous là le premier chef d’oeuvre de la PlayStation 3 ? La fin de la saga Solid Snake surpasserait-elle tous les précédents épisodes d’une série ô combien prestigieuse ? C’est avec une joie non dissimulée que je commence ce test de Metal Gear Solid 4. Il s’agit comme vous le savez de l’un des jeux PS3 qui suscite le plus de fantasmes, à l’image d’autres titres tels que Final Fantasy XIII ou, dans une moindre mesure, Killzone 2.
Des jeux de cette trempe, nous n’en avons que 3 ou 4 par génération de console. Nous n’allons pas faire de faux suspense, autant le dire tout de suite: MGS 4 est une grande réussite, le must have de la PlayStation 3, le jeu qui restera dans vos mémoires pour longtemps si ce n’est à jamais. Il pouvait difficilement en être autrement car cet épisode est le dernier de la série, celui dans lequel vous direz peut-être adieu à Solid Snake, celui qui vous rendra certainement nostalgique à l’idée de ne plus revoir des personnages mythiques dans de nouvelles aventures. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, vous ne ressortirez pas de l’expérience MGS 4 comme vous y êtes entré. Metal Gear Solid 4 commence donc 9 années après les évènements de Metal Gear Solid 2.
Pour rappel, la fin du second épisode voyait Ocelot ou plutôt Liquid Ocelot prendre la fuite avec Metal Gear Ray. De son côté Raiden mettait un terme à la vie de Solidus Snake, un autre clone de Big Boss, désirant à tout prix se défaire de l’influence des Patriotes (une entité omniprésente semblant diriger le monde d’une main de fer et pourtant invisible) au risque de créer le chaos. Faire ses premiers pas dans Metal Gear Solid 4 ressemble à une sorte de voyage dans le temps, d’une génération de console à une autre en quelques secondes. Les souvenirs et les habitudes de jeu délivrées dans les premiers MGS ont la peau dure, surtout si l’on s’y replonge ne serait-ce qu’une seule petite fois avant de prendre en main cet épisode PS3. C’est pour cette raison que je qualifierais les premiers pas dans l’aventure comme étant les plus brutaux de la série. Cette sensation de perte de repères est également due à d’autres éléments que je vous laisse découvrir par vous-même. Au rang des nouveautés, la vue FPS, dite “à la première personne” apparaît comme une évolution logique du gameplay. Personnellement, mis à part au cours des nombreux gunfight pendant lequel Snake reste immobile je ne l’ai pas utilisé souvent.
L’OctoCam (contraction du nom de Decoy Octopus, membre de Fox Hound décédé à Shadow Moses et de camouflage) permet d’adopter l’apparence du terrain dans lequel vous vous trouvez, et ce, par simple contact. Si vous restez immobile pendant 3 secondes, sur une surface blanche la tenue prendra non seulement la même couleur mais aussi la même texture. A noter, votre tenue garde l’apparence que vous lui avez donnée pendant les cinématiques. Vous avez le choix de changer l’OctoCam manuellement dans le menu ou de lui laisser faire le boulot toute seule. A l’instar de Naked Snake dans MGS 3, la meilleure position à adopter pour passer inaperçu consiste à rester allongé et à ramper mais vu que le contexte est bien plus guerrier, Konami nous offre enfin la possibilité de marcher et de se baisser en même temps. Non seulement vous évitez les balles perdues mais vous pouvez également tirer dans cette position. De tels réflexes étaient auparavant absents de nos habitudes de jeu, nous forçant à nous plier à une certaine rigidité qui aurait presque pu devenir une marque de fabrique de la série. Le changement a du bon surtout s’il s’appelle Metal Gear Solid 4.Le CQC (Close Quarter Combat) refait son apparition d’une manière inchangée. Snake peut désarmer son ennemi, l’étrangler ou pire. Le couteau incluant un taser servira aussi à électrocuter vos proies prises au piège.
Finissons donc avec le MKII qui sera votre compagnon pendant toute l’aventure. Otacon, qui doit encore se souvenir de son épisode malheureux face au ninja (Grey Fox) a préféré suivre Snake de loin grâce ce modèle réduit muni d’une caméra. Ce petit «jouet» vous servira à de nombreuses reprises pour régler des situations dangereuses mais il a des limitations qui réduisent son utilisation... Ce n’est un secret pour personne, les traditionnels points d’exclamation et d’interrogation sont encore et toujours présents pour vous signaler les réactions des ennemis qui vous traquent. On prend les mêmes et on recommence !
L’intelligence artificielle prend beaucoup moins d’importance lorsque vous devez affronter des guerriers que nous qualifierons «d’une autre espèce», bien plus coriaces et n’ayant rien à envier aux soldats de la matrice dans Matrix Reloaded. Vous ne ferez plus attention à rien si ce n’est à votre plaisir ! Les Gekkos, véritables Metal Gear miniatures auxquels vous aurez à faire plusieurs fois sont très difficiles à abattre. Vous devrez vous munir d’un arsenal plus qu’imposant pour vous en débarrasser. Ils vous étonneront par leur capacité à sauter comme des grenouilles pour arriver jusqu’à vous. Le Solid Eye, enfin, est une sorte de machine à tout faire pour un Solid Snake qui a bien besoin d’aide. En le sélectionnant dans l’inventaire, vous pouvez, à l’aide des boutons de la manette, utiliser les jumelles, la vision nocturne ou juste le laisser en mode normal. Dans cette position il vous permet de savoir exactement ce qui se trouve sur le sol et de localiser vos ennemis et vos «alliés»: utile quand il fait nuit. Pour en venir aux affrontements, ils sont tous très différents dans leur approche, offrant chacun des expériences très différentes. Généralement stressant, les combats favorisent toujours l’utilisation de méthodes bien spécifiques pour s’en tirer vivant. Relativement longs, ils mettront vos nerfs à rude épreuve.
Techniquement, le passage à la Next Gen se fait ressentir de forte et belle manière que ce soit au niveau de l’image ou du son. A ce titre, les effets de lumière, d’explosion et autres se révèlent tout à fait spectaculaires. Snake souffre le martyr à tel point qu’il est parfois possible de se demander comment il arrive encore à se relever. Il faut souligner l’aspect humain de Solid Snake qui a visiblement été particulièrement soigné. MGS 4 reste certainement l’un des seuls jeux qui pourra vous couper complètement de la réalité alentour. (On mange ! Non pas maintenant !) Pour en revenir au scénario, les réponses apportées à toutes les questions posées dans la trilogie et même à celles de l’époque Metal Gear, sont parfois sidérantes, parfois tout à fait logiques. Au même titre que certaines scènes mythiques de la saga, les personnages prennent une ampleur encore jamais atteinte dans un jeu vidéo. Metal Gear Solid 4 est très beau. Vous ne passerez pas votre temps à vous extasier sur les graphismes car vous avez certainement déjà vu des performances graphiques similaires ou plus élevées.
Les plus :
- Un gameplay renouvelé très addictif
- Un scénario fantastique
- Des personnages charismatiques et profonds
Les moins :
- Des cinématiques de plus d'une demi-heure
- Une intelligence artificielle trop proche de l'époque PS2
Graphismes : 8/10 - Jouabilité : 9/10 - Son : 9/10 - Durée de vie : 9/10 - Scénario : 9/10 - Général : 9/10